Mireille Lamarre « La conscience de l’ordinaire » du 5 au 29 octobre 2006


Ma série confronte les valeurs de la société et les tensions que celles-ci infligent à l’être. J’ai traduis cette idée en me servant du langage des pictogrammes. Ces figures noires qui dictent le ton à la société, je les ai d’abord reprises pour montrer, le revers de ce que l’on glorifie, l’homme blessé, dépassé. À cet homme, j’y ai opposé le pictogramme de celui pour qui la société semble avoir été construite, l’homme d’affaire. Dans les dernières images que j’ai réalisées par Photoshop, j’aborde, par le biais de l’image maternelle, la représentation de ceux qui travaillent dans l’ombre. Et cette ombre elle s’exprime physiquement par les silhouettes asphaltées qui s’incorporent au décor familial de mon enfance. Comme dans l’ensemble de cette série, le traitement par ombre, me permet de traiter le sujet de manière plus général, de parler non seulement de mes souvenirs avec ma propre mère mais d’inscrire ces gestes dans l’importance du rôle de mère.

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