Zoltan Veevaete du 6 février au 2 mars 2014


veevaiteZoltan Veevaete

BITUME FUMANT

du 6 février au 2 mars 2014

L’exposition Bitume fumant traduit le questionnement qu’entretient l’artiste quant à la relation qui existe entre l’espace et le temps. Il met ici en scène un sujet contemporain : les routes.

Les routes ancestrales ont permis, entre autres choses, la découverte du monde par des peuples nomades ainsi que les échanges commerciaux divers. Le bitume est tiré de l’énergie fossile et aurait été utilisé pour d’autres fonctions que celle de liant pour la voirie.

Dans Bitume fumant, Veevaete se penche sur l’espace que représente ce vecteur qu’est la route. Celle-ci permet le transport, sans cesse plus rapide, d’objets ou de personnes. Les convois de ravitaillement, d’armement ou autres y croisent des voyageurs empruntant la route, parfois en quête d’une vie meilleure, et d’autres fois par loisir ou par obligation. Autant en ville que dans les vastes étendues de l’Amérique, les chemins tracés à l’asphalte nous livrent une vision réaliste et crue d’une existence routière dont nous oublions quelquefois le sens et la mission. Les routes sont synonymes de modernité et de liberté, mais elles marquent aussi le caractère barbare de l’humain.

À travers sa démarche, l’artiste travaille avec le passé historique ainsi qu’avec ses propres influences pour créer un art original et unique reflétant un univers cosmopolite et contemporain. Il souligne ainsi la méthode classique de la réappropriation, telle qu’exploitée dans les œuvres de grands maitres, influences importantes de l’artiste. Comme ces maitres l’ont eux-mêmes fait dans leurs apprentissages, Veevaete considère le passé comme une voie à emprunter pour créer une œuvre contemporaine et unique dans le temps.

En mettant une emphase particulière sur les langages picturaux empruntés par les artistes passés et sur les évènements qui nous caractérisent, Veevaete fait entrer dans son espace pictural une quatrième dimension : le temps. Cette exposition métaphorise et statue l’essence même de son discours artistique :

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. »

Antoine Lavoisier, chimiste et philosophe