Marc Gagnon – J’aimerais qu’on m’explique – 3 novembre au 27 novembre 2016


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Marc Gagnon
J’aimerais qu’on m’explique
du 3 au 27 novembre 2016

Ayant été amené naturellement(bien qu’involontairement!!!) à produire presque exclusivement en marge du milieux institutionnels (principalement dans les espaces publics urbains), j’ai pu échapper, d’une part, à certains impératifs esthétiques et discours idéologiques liés au monde de l’art et, d’autre part, à la critique dite « officielle » qui, qu’on le veuille ou non, est souvent le reflet des tendances à la mode.

Cette vie relativement en retrait du milieu institutionnel (sans affiliation à quelque réseau que ce soit) où ni les commandes ni les évaluations ne sont venues orienter mon travail ou y interférer, m’a donc permis de m’abandonner à une démarche que d’aucuns qualifieraient de chaotique ou d’erratique, mais où la liberté totale consentie (plus libre que ça ça s’appelle être perdu!!!), n’à jamais manqué de m’étonner, de me déstabiliser, me réservant des revirements pour le moins étonnants. Ainsi, je me suis toujours offert la liberé d’explorer des voies et des médiums multiples au travers desquels l’ironie, le hasard, l’accident et le détachement font office de colonne vertébrale.

Au fil des ans, j’ai pris plaisir à m’infiltrer dans les lieux les plus divers (quartier résidentiel, terrains vaques, champ agricole, locaux commerciaux, taverne douteuse, caisse populaire, galeries parallèles, aréna sportif, salle de spectacle, cabaret d’humour, toitures des bâtiments rénovés, rues diverses…) et me suis glissé dans la peau d’une multitude de personnages (brocanteur, courtier, chasseur, chirurgien plastique, collectionneur, militant, anarchiste, entrepreneur, psy et carriériste…) toujours dans un même but: interroger et pervetir le réel.
Parallèlement à ces «interventions publique», mes plus récentes sculptures, dont plusieurs d’entre elles sont exposées à la Galerie, font tout naturellement appel à des formes et des matériaux éclectiques que j’ai fait coexister dans des associations qui, aussi improbables qu’elles
puissent paraître, finissent par s’imposer au spectateur. Seul compte, en définitive, l’effet de surprise, d’aberration, d’incongruité.

En complément à mon travail d’artiste et devant l’absolue nécessité de pallier la précarité et l’aléatoire de mon statut de boursier, je fonde en 2001 ma propre entreprise. La Belle Coprniche & fils inc. En tant qu’entrepreneur spécialisé dans la restauration de bâtiments patrimoniaux, je reçois, en 2008, le prix de l’artisan émérite de l’Opératiion patrimoine architectural de Montréal et celui de la catégorie commerciale pour l’année 2010. Mon rentreprise me permet non seulement de financer en grande partie mon travail d’artiste, mais aussi de mettre à profit l’expertise d’un personnel spécialisé afin de réaliser, au cours de la saison estivale, certains projets artistiques d’envergure. Originaire du Saguenay, bachelier de l’Université du Québec à Chicoutimi en art plastique, je travail à Montréal depuis les trente dernières années.