André Fournelle – L’âme en exil – du 9 novembre au 3 décembre 2017


L’âme en exil

« Les œuvres récentes que j’expose à la Galerie d’art d’Outremont s’échelonnent sur quatre ans (2013- 2017).

Mon questionnement sur la précarité des choses, la fragilité de la vie, celle de l’individu et celle du monde dans lequel nous vivons, m’habite de façon constante. Mes réflexions sur les notions de frontières et de territoires, notions qui déchaînent haine et guerre fratricides à travers le monde, me hantent.

Les notions d’exil, de déracinement, sont au cœur de mes préoccupations et l’ont été à travers les années comme en témoignent nombre de mes créations – Exit/Exil États de choc Resecare.
Je pourrais dire que l’ensemble de mon œuvre est la poursuite de ce questionnement socio-politique et métaphysique entrepris de façon déterminante depuis les années 60 — mon regard porté sur la vie et sur l’univers qui m’entoure.

Le corpus d’œuvres présentées ici se veut un reflet de mes préoccupations actuelles : une recherche plutôt introspective. C’est ce que donne à voir et propose à la réflexion cette exposition. »

Voici l’explication de quelques-unes de ces œuvres :

Violence/fragilité

    Le fil à plomb, en forme d’obus, intégré à cette œuvre, affirme de façon non équivoque l’omniprésence de la violence et l’instabilité du monde.

L’âme en exil

    Une installation qui s’inscrit dans ma série d’œuvres autobiographiques.

À l’ombre de nos braises

    Tout en poursuivant ma réflexion sur le temps qui passe et sur la place de l’homme au sein de son environnement, je propose, ici, un fragment d’une grande fragilité dans la série de mes « autoportraits ». L’œuvre est déclinée en pâte de verre, matière à la frontière de la transparence et de l’opacité.

Le pendule

    Reprend un élément récurrent dans mon parcours, à savoir le fil à plomb, symbole de verticalité.

Soleil des migrants

    Cette œuvre présente en condensé toute la vulnérabilité de la condition humaine.

André Fournelle génère l’ultime sens de la vie et de la mort à même la matière qu’il met en scène, créant avec les éléments premiers. Le mouvement de son art prend son élan allant de l’esprit au matériau brut, car cet alchimiste entrecroise le concept et la chose. Fasciné par le feu, Fournelle manoeuvre autant le métal que le charbon comme il façonne la lumière avec laquelle il trace dans l’espace des mots ciblés, à dessein. C’est qu’il ne cesse de manier l’univers symbolique. Croix et carrés s’alignent tandis que couleur et forme se fondent ensemble. Depuis longtemps, ce sculpteur sème des fils à plomb comme il essaime des mots si lourds de sens. À nous d’en prendre toute la mesure.

Manon Régimbald